jeudi 2 décembre 2010

Wilga Vale Farm: Bienvenue chez les manouches



Bonjour a tous!

A nouvelle ferme, nouvelle introduction.

Aujourd’hui, mardi 30 novembre, il pleut. Rien d’extraordinaire en ce qui vous concerne j’ose dire. Mais en etant dans un des pays les plus sec au monde, il y a de quoi s’en etonner. Du coup, me voila a ne rien faire, a part ecrire ces « quelques » lignes, en attendant le retour du beau temps. Car, impossible de moissonner...

La fameuse moisson australienne ! Un gros chapitre de l’agro-business mondial, plusieurs chapitres de mon blog je suppose... Me voici donc de retour dans la « ferraille » au service de l’agriculture avec comme nouveau partenaire de voyage, Kevin. Comme explique vite fait precedemment, nous avons travaille dans la meme boutique pendant quelques annees, et avons la meme passion (travail et passion peuvent paraitre innassociables pour certains...).

Passion qui nous fait accumuler des heures de folies, qui nous impose des situations inimaginables, et une vie de dingue ! Quand on aime, on ne compte pas, seulement ses heures...

Petite information avant de rentrer dans le vif du sujet : comme lors de ma narration de la saison des semis, il y aura pas mal de description sur le plan mecanique et agricole, que j’estime indispensable a la comprehension de nos activites, mais qui peut paraitre barbante pour certains. Tant pis pour eux, meme si j’essai d’etre bref !


La ferme dans laquelle nous travaillons se situe a quelques kms de Peak Hill, dans les terres du New South Wales (ou Nouvelle Galles du Sud), a environ 300kms a vol de perroquet de Sydney. Autrement dit, dans un des nombreux trou du cul d’Australie. A peu pres 2000hectares de terre, une moissoneuse, quelques tracteurs (pas plus de 330cv), un automoteur de pulve, un road-train, deux windrowers, un telescopique, un atelier avec pas mal d’outillage etales un peu partout dans la cour, les utes, les machines. Autrement dit, pas grand-chose de disponible les 5 premieres minutes, mais on s’y fait.

La famille qui nous accueuille est composee de Warwick Mitchell, le boss, a peine la 40aine, sa femme Kylie et leurs enfants Millie, Mack et Essie. Matt, un local employe depuis quelques semaines partage l’accumulation de bois et de toles qui nous sert de maison. Deux irlandais, Shiaimas et Decklon (des noms a couper a la Guiness !) arrivent le soir de notre 1ere journee de travail.

Je n’ai pas parle de notre voyage vers cette ferme, mais il vaut la peine d’etre decrit, car il sera finalement une bonne preparation a la serie de peripeties qui nous arrivera tout au long de cette saison...


Apres n’avoir plutot rien foutu pendant une semaine, a part siffler quelques bieres et fait des lois avec le pere Ricus, nous partons de Sydney en bus. Cependant, il n’y a pas de ligne direct vers Peak Hill. Il nous faut descendre au sud, prendre une autre ligne pour remonter vers le nord, ce qui veut dire environ 6-700 bornes de bus, pour finalement 300bornes a vol de pigeon-a-crete-de-punk depuis Sydney comme mentionne plus haut. Mais arrive a Canberra (« Tiens ? On passe a Canberra ? »), ville-etat-capitale d’Australie, on nous informe que des innondations empeche le bus d’aller plus loin. Eh ben putain ! Nous decidons de passer la nuit dans un backpacker YHA avec un autre francais afin de patienter jusqu’au lendemain. Malheureusement, le lendemain n’est pas meilleur puisqu’il n’y a pas de bus du tout, merci Greyhound (compagnie de bus). Glandage au backpacker car Canberra, ca caille, et c’est mort ! C’est desert ! Surtout le dimanche, comme de nombreuses villes australiennes et neo-zelandaises, soi-dit en passant.


Retour a la compagnie de bus le lendemain qui nous propose un rapatriement gratuit sur Sydney, on prend. Quel debut de saison ! Nous filons vers les trains, nous apercevons qu’il y a finalement une ligne direct en 4-5heures vers Dubbo, principale ville a 1h de route de Peak Hill, achetons les billets, appelons le patron pour le prevenir, et retournons au guichet 5min plus tard nous faire rembourser les billets. Warwick sera sur Sydney demain pour un chargement, il pourra donc nous amener... Ca enchaine !

Nous le retrouvons donc le lendemain avec le Kenworth (marque du camion, pour 50% australien) et un plateau charge de 2coupes bien balezes (12m), direction Wilga Vale (nom de la ferme), pour un debut, c’est plutot pas mal. Le boss a l’air bien cool, discute, plaisante, nous paie le Hungry Jack’s (meme si ca n’est que de la junk-food, le geste est la). Nous roulons jusqu’au debut de soiree ou nous nous arretons chez ses parents, ferme situee a 120bornes de la sienne et faisons leur rencontre ainsi que le frangin Ben, chaudronnier de metier. Quelques sandwichs prepares par la maman et nous faisons le reste de la route pour arriver vers 23h.


La 1ere journee de travail nous donne deja une idee sur la facon de fonctionner du boss. Nous nous rendons chez un client avec Matt pour la 1ere journee de Windrowing. Hein ? Petite presentation : ici, on ne recolte pas le colza avec une moissonneuse quand il est encore sur pied et a maturitee. On le fauche et le met en andain pour le faire secher, eviter qu’une tempete ne l’egrainne, et le ramasser quand on veut avec un pick-up installe sur la moiss-batt. L’interet est discutable certes, mais nous nous ferons un plaisir lors de notre retour de vous apporter quelques arguments...

La machine qui s’acquite de cette tache est une Massey (ou « ouai-ouaille » dans le jargon), roues folles a l’arriere, roues directrices/motrices a l’avant entrainees par moteurs hydrauliques. La direction est tres troublante les premiers jours... Coupe de 7m50 avec total entrainement des rabbatteurs, des tapis et de la scie par voie hydraulique. Le 1er chantier ne durera pas longtemps puisque la chaine situee entre le moteur hydraulique et les rabbatteurs saute sans arret, malgre plusieurs essais de positionnement de pignons (comme francois..), ce qui ne stress pourtant pas le chef. Il decide tout de meme de ramener la coupe a l’atelier (env. 60 bornes... petite distance finalement..), pour faire fabriquer un nouveau pignon sans voilage le lendemain chez un bouinou local. On s’apercoit donc que ce n’est pas le genre a s’enerver... Je tourne un peu le soir avec, m’enerve vu la qualite de la machine et mon incomprehension quant au fonctionnement ajoute a du colza couche au sol... Pour voir arriver Matt et le chef avec une caravane montee sur une remorque qui n’a plus que 3 roues (un roulemeent s’est fait la malle 500m plus tot..) et je dois dormir dans le cul du ute dans un sac style army/fisher-man.... Pour un debut !


La premiere semaine, je pars avec Matt a 80 bornes de la ferme pour un chantier de je-ne-sais-plus-combien-d’hectares mais fait conjointement avec l’autre Massey de Ben (pour y aller, le boss se trompe de route, mais en rigole...). La qualite du systeme hydraulique qui ne repond pas a l’effort impose par la coupe me fera peter une pile le 1er soir, il faut dire aussi que la formation sur cette machine a ete tres rapide : Warwick me montre un tour et se barre en me laissant le volant... Mokay ! Pendant ce temps, Kevin prepare les coupes de 12m a l’atelier qui serviront pour les futures Windrowers neuves que le chef attend impatiemment. N’ayant personne a disposition a la ferme pour donner un coup de main, le blondinet de Pace a du fil a retordre et de la coupe egalement pour arriver a bricoler quelque chose. Mais Kylie lui prepare ses repas, lui amene des glaces l’apres-midi, il ne peut donc pas se plaindre...


Le pays le plus sec au monde commence a nous faire en douter puisqu’un orage accompagne par la pluie nous empeche de terminer ce chantier, j’ai presque failli y rester avec la machine. Nous rentrons Matt et moi-meme au shed a 120 sur une route pas plus large que le Land-Cruiser dont les phares s’eteignent completement, de temps en temps seulement... Ambiance ! Quelques bieres et un petit topo avec Kevin avant de penser a la grass’ mat’ qui nous attend vu le temps pourri...

Que neuni ! Le chef passe reveiller le chien d’talus (Kevin) et Timmy (nom qui m’a ete impose dans la CB) a 6h30 ! Christ ! (nom de dieu quoi...) pour aller ramener la machine ici. La bonne ambiance generale s’installe avec Ben et Warwick, les blagues dans la CB et au telephone sont monnaie courante, je ne pensais pas que mon anglais avait si bien evolue en Tasmanie ! 1ere fois que je discute vraiment a l’aise, ce qui n’est pas tout a fait le cas de l’autre gazier mais il s’acharne et bosse un minimum ses constructions a mesure que les semaines passent... Il sait dorenavant tres bien dire «Sorry, I don’t understand. Euh, Ludo ? T’as entendu ce qu’il me demandait dans la CB ? ».Seule qualite que l’on partage : le bon accent francais ! Que certains ne pensent pas que je m’en moque puisque cette situation, je l’ai connu bien pire lors de ma precedente ferme lors des semis... (voir 1ers chapitres de ce blog).

Au bout d’un moment, le boss decide de nous laisser maitres a bord du windrowing, avec le Mack (camion qui transporte la Massey) plus le chariot et la coupe, le tout conduit par le chien d’talus qui est en transe en conduisant l’engin.. Pensez donc : un vieux coucou bourre de puissance, sur des gravels-roads defoncees, sans isolation thermique ni accoustique de la cabine, des vitesses a passer a la volee sans grand moyen de retrograder, une direction tres aleatoire, une CB qui braille, il y a de quoi se remonter les manches ! Qui plus est, il s’agit du premier camion qu’il conduit, excepte celui sur-lequel il avait passe le permis, sur des routes bitumees...


Quant a moi, j’ai plutot la belle vie dans le ute quasi-neuf du patron pour convoyer : clim’, regulateur’... Mais je dois gerer non pas le planning, mais la coordination avancee du chantier/patron/clients/couilles lorsque ca arrive... Ca me plait bien ! La plupart, voir tous les clients sont sympas avec nous, plaisantent discutent de leur ferme, nous demandent comment est l’agriculture a la francaise, certains parlent OGM et des « connards de Monsanto » (multinationale tres peu appreciee dans cette partie du New South Wales...). Vraiment tres enrichissante comme experience.

D’autres comme les Smiths, tres proches du chef, nous accueuillent chez eux pour dormir, manger, boire quelques bieres, discuter, et tous sont tres content du travail que nous leur faisons. Les Smiths veulent meme nous embaucher pour la suite... Euh, on verra.

La fin du windrowing avec la Massey approche, il est temps. Toujours pas de clim’, ni de chauffage. On peut supporter la relative chaleur en journee, mais le froid de la nuit nous impose de mettre une couette sur les genoux si l’on veut continuer a conduire a 4h du mat’, sauf si on s’endort... Pour ce dernier inconvenient, les Red B. sont a la hauteur de leur reputation !

Fin des peripeties avec la Massey, pour enchainer avec une nouvelle machine : la MacDon. Toujours pour le meme travail, mais avec des debits de chantiers beaucoup plus impressionnants grace a une coupe de 12m, une puissance moteur superieur, et un confort de conduite tres appreciable. Lorsque les conditions le permettait, on pouvait rouler a environ 13-14km/h en pointe avec l’ancienne. Il s’agit maintenant d’une moyenne...


Petite parenthese par rapport a la faune locale (la flore etant principalement fournie d’arbres a gomme, d’herbes hautes, et de champs cultives) : kangouroux gris (les petits), walabis (petits kangouroux), renards, cochons sauvages, perroquets, pies, corbeaux, aigles, et faucons qui viennent chasser au-dessus de nous lorsque l’on fauche un champs. Ils attendent que leurs proies sortent pour plonger dessus ! Fascinant ! Et toujours un ciel magnifique la nuit grace a la majestueuse Voie Lactee et la Lune sous toutes ses facettes... C’est ca aussi, l’avantage d’etre dans un « middle of no-where »...

En parlant d’etre au milieu de nulle part, nous passons quelques jours proche du « Centre du New South Wales ». Le colza (ou canola en anglais/australien) est relativement sec, le chef n’est pas sur que le client veuille le faucher. Il me demande de faire quelques rangs nickel, en evitant d’egrainner au maximum et me dit juste avant que je ne grimpe dans la machine : « Use the force... »(voir La Guerre des Etoiles). Quand on vous dit qu’il ne stress pas, on ne ment pas... Du coup, il se met a utiliser cette formule a toute les sauces et je finis par l’affubler de tout les noms : Chewbaka, Maitre Yoda, Obi Wan Kenobi. Il m’appelle a son tour Young Ludo, Luke Skywalker, etc...

Lorsque l’occasion se presente, il nous paie systematiquement un hamburger dans un shop local, vraiment rien a voir avec ceux des fast-foods, nous qui ne sommes pas forcemment fan de ce type de bouffe. Cependant, c’est la 1ere fois pour chacun de nous que cette alimentation est reguliere... Faudrai pas que ca soit definitif non plus, Kevin pourrai commencer a manquer de quoi palier a son diabete. C’est pourquoi nous avons notre petit stock de bouffe « alternatif ».

Un soir, nous sommes a l’attaque d’un chantier de 200hectares qui avance tres fort, il y aura sans doute quelques records a tomber. Vitesse moyenne d’avancement : 15-16km/h, voir meme plus de 17 en pointe ( !) et la coupe suit toujours, truc de bourrin quand meme. Je finis vers 3h du mat’ : 194hec en 16h, c’est pas mal. Le chef arrive la nuit, avec le Mack dont le chassis a ete modifie pour recevoir la McDon et se couche direct a l’arriere de son ute, quel manouche ! Petit dej’ le lendemain matin au lever du jour : bacon&egg sur barbecue, trop bien !

Un client supplementaire et c’est le retour a Peak Hill pour une petite pause d’un soir. Il etait temps, apres avoir utilise les memes fringues depuis quasi une semaine et le meme calbute depuis 4 jours. C’est pas la bonne periode pour draguer... De toute facon, les gonzesses de la campagne, elles n’ont pas changees depuis la Tasmanie, toujours moches ! Et il n’y a rien de subjectif dans mon jugement.

A cote du colza, il ya aussi quelques autres cultures qui necessitent le windrower, tel le lupin, genre de pois sur haute tige, quand celle-ci n’est pas a terre. Le premier chantier de cette plante se fera en plusieurs etapes puisque quelques pannes sur la coupe viennent nous ralentir, Kevin n’apprecie pas les rabbatteurs et les envoi dans une vieille souche que le farmer avait laisse au milieu du champ, abruti va ! On essai de redresser le tout a l’aide de sangles, de rampes de chargement contre le pare-buffle du Mack, que dalle. Et un monstrueux orage se ramene juste au-dessus de nos tetes pour nous faire profiter pendant plus d’une heure de ses eclairs visibles a 360deg. puisque nous sommes restes dans la cabine de la machine, ambiance ! Mais la pluie commence a gorger le champs et il nous faut rentrer a Peak Hill. Les gravel-roads sont detrempees, et mega-instables du au fait qu’elles sont principalement composees de poussiere... Rallye-time !


Les chantiers suivants se feront toujours en autonomie, avec de temps en temps un petit champs de colza par-ci par-la. Comme chez Mick et son Stetson toujours visse sur la tete ou Kevin fait la rencontre de 5-6 abeilles et m’appelle dans la CB pour l’aider a enlever le dernier dard coince dans sa nuque, ambiance !

Sa main et son bras mettent du temps a degonfler, ce qui decide le patron a l’emmener a l’hopital du coin un jour de pluie, histoire d’assurer. Toujours aussi presentable le chef, avec ses godasses bien chargees de terre qu’il laisse juste dans le couloir de l’entree du-dit etablissement, sa veste de chantier detrempee du matin... L’handicape d’un jour est en contact avec son assurance internationale par le biais du telephone au chef qui, lorsque le service cliente rappelle, decroche et essai de bafouiller quelques mots genre « Bonjour mademoiselle... » au mec qu’etait a l’autre bout, et pas franchement aimable... On se marre comme des tordus et il nous paie le resto le midi, accompagne par Kylie qui nous rejoint, avant qu’il nous laisse son ute pour aller faire du shopping hi-fi a Dubbo. Qui a dit que l’on vit un truc de fou ?

Un des derniers chantier de lupin se fait dans ce qui commence a etre l’ouest de l’etat, autrement dit « THE WILD WEST » decrit par le patron. Mais le client est super accueuillant, un peu saoul le soir apres le travail, certes, mais apprecie le travail fourni, deloge Kevin reste dans un coin de terre encore humide a l’aide d’un tracteur articule.

Avant d’entamer le reel dernier chantier, car il y a eu plusieurs « si si c’est le dernier cette fois ! », une nouvelle epreuve nous attend. On a pu constater au fil des semaines que depuis le 1er depart de Sydney, chaque jour apporte sa surprise. Et avant ce dernier chantier, quelques jours ont passe sans que rien, ou presque ne nous arrive...

Nous prenons l’Highway (une simple nationale de chez nous quoi..) pour rejoindre Nyngan. Roulons paisiblement, quand un policier de l’Highway patrol depasse Kevin et son Mack, prend le temps d’etudier son chargement, le double finalement, et me depasse ensuite. C’est louche. Pas un de nous ne cause dans la CB.. Puis on arrive au pied de Nyngan, passons un pont, et un mec en uniforme reflechissant au milieu de la route pointe son index en direction de la banquette.. Ah, ca pas l’air d’etre un backpacker qui fait du stop...

« Papiers s’il vous plait ». Bon, ca a l’air d’etre le flic de tout a l’heure. Kevin se garre derriere, me demande son sac a dos reste dans le ute et qui contient ses papiers, quelle demonstration d’organisation... L’homme de loi fait le tour du convoi de la mort et releve bien evidemment « quelques » derives a la dite-loi :

- un vehicule escorte doit avoir les papiers de reglementations de convoi exceptionnel

- sur ces papiers, il est mentionne qu’un vehicule-escorte ne peut pas trainer une remorque, ah oui, j’ai une caravane un peu crassouse exterieur/interieur (ou l’on a pu tester les limites de l’hygiene..) derriere moi

- le panneau « Oversize » » du Mack fait pitie, et est donc a changer

- les chaines de maintien de la McDon sur le camion sont detendues, paye ton affiche...

- les drapeaux de signalisations sont dans un piteux etat voir inexistant

- aucune bride de maintien de la machine a l’avant (boah, jusque la, le poids de la machine suffisait, Kevin a pu le tester sur des gravel-roads de tarre : « C’est Bagdad dans ton camion !! » qu’il disait dans la CB)

- et pleins d’autres choses qu’heureusement il ne releve pas, genre aucun eclairage sur le chariot de coupe... hem..

Le type est neanmoins sympa avec nous et nous demande de faire le necessaire avant de repartir, sans aucune contravention ! Bon, pour ce qui est d’une peripetie par jour, je pense qu’on en est quitte pour plusieurs avec ca !

Mais la moisson a deja debute a la ferme et il est temps de revenir sur les terres de Peak Hill tester la Case IH Axial Flow et ses 12m de coupe...

La suite au prochain episode, toujours sur le meme rythme, on vous le garantie !

A tantot !

Kevin aka Chien d’Talus, Ludo aka Beuvou d’Cid’