dimanche 28 novembre 2010

Beautiful end of Tasmania

Bien le bonjour !

Voici un « petit » moment que je n’avais pas remis les pieds ici, plusieurs raisons a cela, commencons donc par la 1ere.

Ma sedentarisation tasmanienne touche a sa fin, ca ne nous empeche pas Cedric et moi de faire du rab’ de spraying, a plus faible dose tout de meme, et de retour sur les champs en pente pour apprecier une derniere fois les magnifiques vues qu’offre l’embouchure de la riviere.

Quelques petites sorties dans celle-ci afin de bien conserver en memoire les fraiches escapades hivernales, et voici la fin de ma derniere semaine qui se rapproche.

Comme precise dans l’episode precedent, le patron m’avait enrole dans LE rallye moto tasmanien a ne pas louper : ST2ST, comprenez Saint-Helene (sur la civilisee cote Est) to Strahan (sur l’indomptable cote Ouest). 3 jours a se « balader » dans des forets, sur des chemins en tout genre, des gravel-roads, des portions de route, afin de finir sur le sable... Voici un petit resume de ce que je qualifierai tout au long du week-end : The best thing I could do before to leave Tasmania...

Le patron se ramene le mercredi soir au shed avec un grand autocollant format 1m50 sur 1m dont les graphismes sont quelques peu suggestifs : « oysters », « oyster bay oysters », « eat more oyster you bastards », tout ca pele-mele, plusieurs types calligraphiques, sur des nuances de bleus, gris, violet. Notre creativite, quelque peu limitee par le temps disponible nous fera jouer des ciseaux jusque tard dans la nuit...

Jeudi matin, derniers moments de boulot pendant que le boss, dont c’est l’anniversaire, charge nos becanes sur le plateau. Will et Wrandy (le wr est pour le differencier d’un autre cite plus loin) avec qui j’ai deja roule debarquent en debut d’apres-midi. Sanglage de leurs montures, et c’est parti ! Direction le nord vers St-Helene, petite bourgade au pied de l’eau tres charm.. on s’en fout un peu en faite ! Jane nous accompagne car son mari l’a convaincu de ramener la bagnole au shed pour le w-end et de nous reprendre le dimanche soir sur la cote ouest... C’est facinant l’amour dans un couple... Faudrai peut-etre que j’y songe, un jour... Une semis a bestiaux et un car debarquent. Le premier decharge la 40aine de becanes des voyageurs du car, ambiance. Seance photo sous une tente Red B., pas trop de pub tout de meme. Le temps de se trouver une piaule avec Hayden et WRAndy, nous nous rendons au resto pour une bonne bouffe, quoique un peu cher. Vient ensuite le moment du brieffing interprete par Andy (l’autre), co-organisateur de l’evenement et co-createur d’un site internet dedie a la pratique de l’enduro. Il commence par me presenter a tout le monde en precisant que je suis le premier international du rallye, qui n’a que 4ans, mais ajoute que les Peugeot sont vraiment des bagnoles de merde, gros rires dans l’assemblee, l’ambiance s ‘installe !

Petit topo sur les conditions de roulage au niveau securite, gestion de navigation GPS, gestion des equipes. Car nous sommes environ une bonne 50aine de riders, divises en 7-8 equipes, afin d’eviter un gros bordel tout au long du week-end. Le boiteux (il s’est fait enleve des broches du genou quelques semaines auparavant, raison pour laquelle il ne roulera pas avec nous) nous explique que c’est un rallye un peu particulier car les chemins sont un peu a la decouverte des equipes, et qu’il faudra etre tres studieux par rapport a la navigation, ca promet... Je pars me coucher vers 22h, la journee de demain s’annonce soutenue !

Hayden reveille les gamins du rallye que nous sommes Wrandy et moi-meme vers 6h30, gaste ! Fais pas chaud ! Mon backpack est pret, avec le camel-back plein d’eau, un bidon d’hui le (pour le melange de mon 2temps a chaque plein, comme une mob’) et un bidon de melange deja pret, au cas ou, plus quelques outils et a bouffer. On sort de la ville pour comencer par des chemins relativement sableux, Team Aphrodisiac est deja au taquet ! Car chaque equipe porte un nom, et l’ostreiculteur qu’est Hayden n’a pas trouve mieux comme nom, pourquoi pas ! En nous demenant au travers des dunes, nous debouchons sur une magnifique plage deserte avec un superbe soleil deja leve depuis quelques temps. Nous nous amusons un peu mais continuons notre progression, il y a environ 300 bornes a etaler aujourd’hui.

Apres quelques quelques gravel-roads et quelques flaques d’eau en weeling afin d’arroser le suivant, premiere couille sur la 2strokes (ou 2temps en anglais) : les vis de mon garde-boue arriere se font la malle, ca promet ! L’equipe est bien outillee, nous plongeons 5min plus tard dans une foret, la poignee des gaz a bloc, suivrai-je la cadence ? 1 ou 2 heures plus tard, 1ere gamelle ! Sans incident, je repars a fond ! Nous roulons sur des chemins d’exploitation de foret, pleins de roches et de bouts de branches, terrain que je connais en entrainement. Arrive midi, et le 1er ratage GPS. Pause casse-croute et recherche de la station la plus proche pour le 2e ravitaillement, le 1er ayant ete effectue 2-3 heures plus tot, juste avant une monstreuse cote pleine de roches, de branches et de saignees de pluies dans le sol ! Le journaliste TV qui nous accompagne tout au long du w-end s’etait justement poste au pied de ce delicat passage.

2e ravitaillement donc, apres 10 bornes de bitume et 1er constat : qu’est-ce que c’est chiant l’enrobe en ligne droite ! Moi qui pensait depuis longtemps a une moto de route, mon choix est en train d’evoluer... Apres etre revenu sur nos pas, ou nos traces plus precisement, nous rentrons a nouveau dans la foret pour s’arreter au pied d’une riviere. Wrandy et Hayden la traverse en bons bucherons qu’ils sont, Phil notre pilote GPS est plus reticent a mouiller ses bottes. Je cherche une entree dans l’eau moins abrupte et traverse sans embuche. Le reste de l’equipage n’a pas d’autre choix que de traverser a son tour.

L’apres-midi est un peu moins technique, ce qui me laisse le temps de contempler les splendides paysages pleins de montagnes, de forets interminables, de grandes clairieres remplies d’herbe bien verte et de quelques troupeaux de vaches... Vraiment chouette comme pays ! Mais le pere Wrandy est a l’attaque derriere moi et me provoque avec son « tracteur » (terme definissant les 4 temps, beaucoup plus coupleux que mon cylindre a trous) et nous jouons des coudes en gestion de glisse sur les gravels ou bien a freiner le plus tard possible sur les portions d’enrobes degages, excellent ! A chaque fin de sprint, deux sourrires apparaissent de derriere les casques...

Fin de ride, nous nous arretons a une station afin d’effectuer le plein avant d’arriver a l’hotel. Mon bidon d’huile est presque a sec, je ne sais donc pas si je pourrai faire le plein d’essence. Cependant, je dois savoir quelle quantite d’essence je peux mettre. Je mesure donc ce qu’il me reste d’huile en la versant directement dans le reservoir... Mais ! L’huile etant plus « lourde » que l’essence, elle se dirige directement vers le carbu’ sans etre melangee a l’essence que j’ajoute par la suite... 1km plus loin : « Boooaaa, booaa, booaa, pffff.... » Des coups de kick a n’en plus finir, un changement de bougie et la vidange du carbu’ n’y suffisent pas, Hayden me tracte avec une corde jusque la fin ! Quelle fin de parcour remarquable... Arrive a bon port, je rechange a nouveau la bougie, remet l’ancienne toujours seche, un coup de kick et ca redemarre !

Une douche, un bon steak-patates et une pinte en compagnie des collegues finiront de m’achever et vais me coucher vers 21h. Compteur au 1er soir : 330km.

Samedi matin, pas trop de courbatures, un bon p’tit dej’ et c’est reparti ! La session d’aujourd’hui devrait etre relativement courte mais plus technique, cool !

Toute l’equipe est prete, on s’arrete prendre des casses-croutes, la plupart des autres equipes aussi, assez marrant de voir toutes les becanes alignees au bord de route a 7h30 dans une bourgade pepere ! Wrandy ferme la marche du team Aphrodisiac ce matin, nous essayons de le faire a tour de role.

Nous rentrons a nouveau dans une foret, afin de s’amuser dans des single-tracks interminables, pour deboucher sur nouvelle cote de barbare qui finit dans un nuage. Vient ensuite un des moment les plus grisant de ce week-end (parmi tant d’autres...), un chemin quasi-exclusivement roulable par moto,vu l’etat, et qui serpente la crete des (petites) montagnes a suivre : des sauts, des down-hills (descentes ndlr..) tres rapides avec un peu de roches tout de meme, de petites cotes qui finissent par un saut afin d’admirer (en 2sec, mais quand meme..) un paysage qui apparait au travers des nuages. Le peu d’intersection permet aussi d’avoir un rythme tres soutenu, difficile de dire sans compteur, mais surement un bon 70-80km/h, fantastique !

Un gros passage d’eau ralenti tout le monde, ce qui cree un beau bazard apres une serie de woops sur sable.On fini par y voir plus clair lorsque la majeur partie des groupes s’arretent au pied de la voiture-assistance conduite par Andy et son collegue. Ca braillait dans les talki-walkis !

Nous repartons a 5-10min d’intervalle afin de nous laisser un peu de marge, et Hayden, equipe d’une camera sur casque me suit dans les single-tracks de pins, a nouveau sur crete de collines. Il m’avouera par la suite qu’il commencait a avoir du mal a me suivre sur cette portion, le disciple depasse le maitre ! Mais pas pour longtemps puisqu’un ratage de ma part sur virage avec appui fait que le cote gauche de mon guidon se prend dans un arbre et m’offre un beau soleil ! Toujours sous l’oeil de la camera, que je n’ai pas encore visionne.. Je repars un peu plus soft, mais la qualite de chemin me fait reprendre le rythme precedent !

L’autre rider de notre team a se vautrer par terre a moins de chance que moi puisque son epaule trinque un peu. Etant juste derriere lui au moment de sa gamelle, j’ai pu apprecier la qualite de freinage de ma monture, et me dire que des fois, une marge de securite avec le predecesseur, c’est pas mal en fait... Il repart par des chemins plus larges avec Hayden pour nous attendre au prochain ravitaillement.

Petite pause, plein des machines, causage, et en route ! C’est a mon tour de fermer la marche. Mais ! Le stand ravitaillement se situe en bord d’Highway que l’on traverse afin de prendre l’autre voie pour ensuite plonger dans les bois. Hayden et Wrandy partent direct en wheeling, c’est a mon tour de traverser la 1ere voie, accelere un petit peu fort sur l’angle dans la zone entre-deux-voies, tete-a-queue, a terre ! Offrir du spectacle a autri a toujours ete ma vocation, les personnes encore presentes au ravitaillement ne se sont pas prive de me le rappeler... Je repars au taquet, le selecteur de boite un peu tordu, pas grave !

S’en suit quelques kms de gravels, et a nouveau une buche ! Pas de ma part mais il s’agit de Wrandy. Ayant repere un petit monticule sur le bas-cote, il s’y engage, accelere, et un petite roche placee a la fin du saut donne un coup de raquette sur la roue arriere ! Il essai de se rattraper tant bien que mal, glisse a droite, a gauche, fini par se coucher sur le flanc. L’equipe Tasmaniacs qui nous suit pour probleme GPS a egalement apprecie ce beau vautrage ! Malheureusement non-enregistre... Le gazier remonte sur son tracteur et rattaque au quart de tour en wheeling ! Cale je ne calerai pas !

Des petits tracks sympas, quelques galeres de demi-tour pour cause GPS sans trop d’incidence, toujours de magnifiques vues, et nous arrivons a notre nouveau lieu de repos. Etant en queue de groupe, j’essayais de « provoquer » quelques camarades sur du bitume sinueux afin d’envoyer du pate avant la fin, que neuni, les anciens restent studieux !

L’apres-midi est consacree a l’entretien des becanes, nettoyage des filtres a air, petites reparations sommaires, causage avec les collegues, bullage au soleil, sechage des vetements, appreciation du paysage et des Ranges qui nous surplombent, awesome ! Manque quand meme une bonne ‘tite mousse... Voir meme un Ricard ! Faut pas trop en demander non plus. Le gout des alcools de choix des australo-tasmaniens est comme leur gout de la bouffe quotidienne, du moins pour la plupart... A mesure du temps passe ensemble, la plupart des riders viennent se presenter a moi, taper la causette, et ouvrent grands leurs yeux lorsque je leur dis que ca ne fait que 3mois que je fais de l’enduro, et de la moto finalement.. Je leur avoue tout de meme par la suite que mes annees de VTT y sont surement pour quelque chose, mais je m’amuse bien avec eux !

Nous faisons le plein des machines en fin de journee avant de monter dans le bus qui nous emmene jusqu’au prochain bled afin de se remplir la panse. Imaginez 50 gaziers, motards, un peu bourrins qui plus est, en train de causer tous ensemble dans un habitacle plutot restreint, on dirai des gosses qui partent en classe verte !

Ce soir, c’est poisson. Ca changera un peu de la viande rouge, et c’est pas plus mal pour faire les quelques 330bornes restantes avant Strahan. Nous rentrons vers 22h, un peu KO. Je me dirige direct vers mon lit quand Hayden me dit d’attendre avant d’y aller car c’est le dernier soir avec tout le monde, donc le soir des « Trophes »... Chaque equipe doit remettre 3-4 recompenses (sur papier) a n’importe quel rider present pour des raisons qui leur tiennent a coeur, comme un bon coup de main mecanique, un bon guideur GPS, etc... J’en recoi 4 pour ma part ! En voici les raisons :

- Award pour avoir detruit un passage en bois (un passage sur tronc d’arbre assez difficile avait ete ameliore par une equipe avec des branches et d’autres bouts de bois. Je me trouve le dernier de notre equipe a y passer, m’arrete pile sur le tronc, donne un coup de gaz et repart en defoncant l’amelioration !)

- Award pour l’imitation d’une tortue au milieu de l’Highway (voir raison plus haut)

- Award pour avoir ete prenomme apres une partie de jeu de societe (cf. Cluedo qui se prononce comme mon prenom en anglais, ou quasiment)

- Award pour la plus grande distance parcouru sur Terre pour cet enduro, et mon vautrage au milieu de l’Highway.

Voila qui me permet d’etre assez populaire parmi les enduristes tasmaniens ! « You’re a legend Loudo ! » certains se sont amuses a me dire !

Dimanche matin, un peu la tete dans le derche, mais bien motive a en decoudre pour de bon avec ce Rally. Un gazier me voit me preparer et a pitie du frenchy. Il me propose un de ses pantalon (special moto) pour la journee, ce que je ne regreterai pas vu le froid qui nous attend pour une bonne partie de la matinee. Apres quelques kms, c’est deja un joyeux bordel qui s’installe pour cause de troncs infranchissables. Un des responsable de l’evenement nous trace un contournement a bord de sa CR-F.

La premiere demi-heure passee, je m’apercois que je ne suis pas tout a fait encore pret a envoyer du gaz, une allure studieuse est de mise. Nous longeons une riviere situee en contre-bas grace a un chemin a peine assez large pour nos montures et mine de roches glissantes, excellent.. Quelques passages de ruisseaux, quelques photos, et les muscles se reveillent ! Tant mieux car une portion de route style montagne se rapproche... Wrandy me met la pression, mais mon etude theorique du deanche de selle maintes fois observee au Mans ou ailleurs me fera conserve le peu de retard... Passages en epingles a l’interieur, gros (tres gros...) freinages, a ne plus en avoir parfois... poignee des gaz completement epongee sous les bois... Grisant.. Fin de la portion, grands sourrires, odeur de frein, il etait tant que ca s’arrete... 1er ravitaillement, avec BBQ (un peu cher pour une pauvre saucisse..) fera du bien.

Nous repartons sur de la gravel-road aux tres nombreux virages tout en glisse. Je part en milieu de troupeau, mais seul. Hayden et Wrandy sont derriere, je ralenti l’allure pour les attendre et m’amuser avec eux. J’attend un moment, sonde le bruit a travers mon casque sans trop entendre grand chose, jusqu’a ce qu’un gros bourrin sorte du virage que je venais de passer 100m plus tot, tout en glisse et tres grosse acceleration !! Le leader actuel d’un des championnats tasmaniens d’enduro qu’est WRandy est chaud !! Je tente de le suivre mais il est vraiment trop fort pour moi...

La fin de matinee ne sera que portions de routes sans grand interet, sauf peut-etre une pointe de vitesse de la part de ma becane mesuree a 153km/h par Hayden qui me suivait !! Sacre 2temps ! A ce moment-la, il vaut mieux ne pas penser qu’on roule toujours avec des pneus a crampons...

Une pause dans une espece de boulangerie bien sympathique nous rechauffe pour la suite, et quelle suite...

On fait le plein des becanes car il y a de la route, encore, mais ce sera un des meilleurs moments que j’ai pu rencontre tout au long de ce week-end. Il s’agit en fait d’une route, type nationale/departementale de montagne, avec un enrobe nickel (pour la Tasmanie)... Niak niak !! Les premiers virages me feront comprendre que le frein arriere est inutile puisque la roue se bloque systematiquement. Un virage a gauche suivi d’un tout-droit-sans-aller-dans-le –fosse-ni-croiser-de-voiture de ma part et tout en glisse me fait ralentir, pour un instant seulement...

Wrandy est egalement a l’attaque, passe devant, et pendant la 1/2h de virages je ne le lacherai pas ! Balancement,deanchement sur le guidon, appui de tout mon poids sur le cale-pied exterieur, recherche d’adherence maximum... Euh, on pourrai pas mettre des slicks sur les jantes ? Non ? On remonte la plupart des autres riders etant a une cadence moins soutenue et s’arretons en haut de la montagne pour faire une pause, se marrer, et attendre tout les autres pour une session video. Mais...

Un gazier equipe d’un talki nous rejoint. Nous attendons 5-10min sans voir personne, etrange meme si l’avance creee etait importante. Le talki se met a brailler et nous apprend que Will (avec qui nous avons fait le trajet voiture, pote d’Hayden) s’est plante. Nous n’en savons pas beaucoup plus, mais du monde est deja sur les lieux. Nous decidons donc de poursuivre la route. Nous rejoignons d’autres riders et attaquons une gravel-road bien seche, mais bien glissante. J’essai de suivre le mouvement, mais les calories utilises lors de la session bitumeuse me manquent pour le rythme impose et deux tout-droit-sans-fosse-mais-c’etait-chaud, me font ralentir.

Nous arrivons au pied d’une riviere/fleuve ou une barge tracte par cable nous attend. Hayden et le reste de l’equipe nous rejoint en nous donnant des explications concernant Will. Il a derive legerement sur le bas-cote de la route, sans grand danger, essaye de remonter sur le bitume, mais son cale-pied gauche s’est pris un poteau d’une barriere de securite. Tete-a-queue, pied transperce entre un cale-pied et un poteau, bras en vrac, fini couche sur la rampe. Hayden qui se trouvait juste derriere a pense au pire. Direction l’hopital d’Hobart pour un bout de temps.

Apres une rapide interview que j’accorde au journaliste TV qui nous accompagne (imagninez un anglais avec le plus bel accent francais l’accompagnant, une coupe de cheveu tres glamour, et aucun soutien de la part des collegues se marrant derriere..), nous traversons la riviere et repartons a nouveau sur une gravel bien glissante ou je m’ameliore, aide par Wrandy, super-motard session !

Un nouveau bon moment du w-end se presente a nous, l’arrivee reelle sur la cote Ouest et ses belles plages, desertes. Une legere euphorie s’installe dans l’equipe : on l’a fait ! meme s’il reste encore quelques heures de roulage. Toujours en compagnie de Wrandy et de son tracteur, ma 250 me donne des ailes et nous progressons a vive allure sur des chemins type douaniers en granit, tout en appreciant la cote, superbe ! Vraiment un bon passage !

Vers 16h, les equipes se regroupent avant LE moment du week-end. Environ 20 bornes sont a effectuer sur une plage immense afin de rejoindre Strahan, ville-arrivee. Andy, co-organisateur nous surplombe a bord d’un helico loue pour l’occasion et accompagne par le journaliste TV, enorme quand meme... Hayden et Wrandy resteront la majeur partie de la traversee sur la roue arriere, je m’y essai mais sans frein moteur, vaut mieux pas tenter le diab’ ! J’ai vu plusieurs fois le depart de l’enduro du Touquet ou l’arrivee du Dakar, tout deux sur plages immenses. Cette fois j’etais l’acteur...

Nous rentrons dans la ville au ralenti, limite a vouloir refaire une boucle, mais passons sous l’arche Red B. et arretons les moteurs pour de bon...

Jane est deja la a nous attendre, quelques grillades, sanglage des becanes, retour sur Little Swanport, sans Will malheureusement. Nous deposons Wrandy a une station service au pied d’Hobart pour qu’il rentre directement chez lui. Moment assez cocasse de le voir a minuit, sous les neons en train de se changer a nouveau pour remonter sur sa monture au taquet ! On aurai dit un acharne de moto, ou un relai des 24h du Mans !

Je consacre la matinee du lundi a l’entretien de la becane, pour la derniere fois, cause avec Hayden du week-end et des moments anterieurs passes en sa compagnie.

Mes sacs a dos sont prets, Cedric et Jo ont fini leur journee, et avant de regagner l’aeroport d’Hobart, nous passons saluer la famille Dyke, moment tres emouvant, meme a l’heure ou j’ecris ces lignes... Lorsque l’avion s’envole et que la Tasmanie s’offre a moi une derniere fois par le hublot, les larmes ne sont pas loins... Un peu fatigue par un fabuleux moment que je n’aurai meme pas imagine en reve... « I’ll be back.. »

J’arrive a Sydney, retrouve un endroit familier qu’est le Kanga House Backpacker et surtout deux francais fraichement arrives : Eric et Kevin. Le premier est un pote de Rennes avec qui j’ai eu l’occasion de faire de la coloc’. Il est ici en tant que backpacker, au vrai sens du terme : bosser (un p’tit peu), et surtout se promener et visiter ce bout de Terre.

Kevin quant a lui, est un ancien collegue mecano de CBM a Pace avec qui j’ai passe 4ans mais sans que nous ayons reelement bosse conjointement, specialisations de materiels differentes. Ca ne fait rien, le but de sa venue est le meme que le mien : passer la meilleure saison de moisson australienne.

La suite, pour plus tard...

Salut a tous !

Ludal

Ps: les images mettent trop de temps a debarquer, a vous d'imaginer....

1 commentaire:

  1. Je voudrais porter ceci à la connaissance du public sur la façon dont je suis entré en contact avec M. Pedro après avoir perdu mon emploi dans une scierie et m'être vu refuser un prêt par ma banque et d'autres institutions financières en raison de ma cote de crédit. Je ne pouvais pas payer les frais de scolarité de mes enfants. J'étais en retard sur les factures, sur le point d'être expulsé de la maison en raison de mon incapacité à payer mon loyer. C'est pendant cette période que mes enfants m'ont été enlevés par des familles d'accueil. Ensuite, j'ai entrepris de rechercher des fonds en ligne où j'ai lu que M. Pedro aidait des personnes avec un prêt en ligne dans lequel cet e-mail était indiqué (pedroloanss@gmail.com) quelque part sur Internet. Je n'étais toujours pas convaincu à cause de ce que j'ai vécu. jusqu'à ce qu'un de mes parents qui est membre du clergé me parle également du programme de prêt en cours à un taux d'intérêt très bas de 2% et de belles conditions de remboursement sans pénalité pour défaut de paiement. Je n'avais pas d'autre choix que de les contacter également, ce que j'ai fait. M. Pedro m'a répondu. Ce jour-là a été le meilleur et le plus beau jour de ma vie qui ne pourra jamais être oublié lorsque j'ai reçu une alerte de crédit pour le montant du prêt de 400 000,00 $ US que j'avais demandé. J'ai utilisé le prêt efficacement pour rembourser mes dettes et démarrer une scierie et aujourd'hui, mes enfants et moi sommes si heureux et épanouis. Vous pouvez également les contacter par e-mail : (pedroloanss@gmail.com Pourquoi est-ce que je fais cela ? Je le fais pour sauver autant de personnes qui ont besoin d'un prêt sur Internet. Merci et que Dieu vous bénisse tous, je suis Oleksander Artem de Horizon Park BC, Ukraine

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