Bonjour !
Je ne sais meme plus quelle sorte d’introduction je pourrai ecrire. Serai-ce un manque d’inspiration, ou bien la lassitude de vous narrer les explois realises dans cet hemisphere. Ca tombe bien, retour dans le pays d’ici 3 semaines !
Mais avant, petit resume des dernieres peripeties affrontees dans le New South Wales....
Pour cela, remontons le fil du temps de quelques semaines ainsi que le marche-pied des machines apres quelques jours de grisaille.
Nous pensons en avoir pour 2 semaines comme suggerer lors du precedent episode, mais tout est fait pour nous ralentir. D’une part, le retard (considerable) accumule fait que la plupart des champs sont envahis d’herbes et de mauvaises herbes ce qui implique que les machines ne peuvent plus tourner passe une certaine heure quand la rosee fait son entree sur scene.
D’autre part, nous ne sommes plus que 5-6 moissonneuses a tourner dans le coin (coin-coin !), les silos (genre de cooperative) decident donc de fermer de bon heure puisqu’il n’y a plus grand chose a livrer dans la journee.
Pour suffisament fournir les-dits silos, Sue nous envoie donc tous vers la meme ferme, histoire de deblayer 700hect en quelques jours...
Mais...
Avant de s’y rendre, nous decidons Kevin et moi-meme de redonner la sante a notre batteuse en lui changeant son filtre a air ainsi que celui de gasoil... Aie...
Constatation d’une grande quantite d’eau dans le circuit de gasoil mais la machine demarre tout de meme pour nous emmener a l’autre ferme, et c’est tout ! Plus moyen de la demarrer ! Diagnostique, reparation de faisceaux electriques qui se desagregent sous les vibrations et la chaleur, eau dans le ciruit, bref pas bon quoi.
Le chef se ramene le jour suivant, les mecanos d’une concession Case egalement, et c’est parti pour un jeu de patience et d’observation de leur pitoyable methode de travail, de recherche de panne et de reparation.
Apres 5-6 jours d’attente, la fumee apparait enfin a l’echappement, c’est reparti !.. vers une autre ferme puisque tout a deja ete saque par les 6 autres moissonneuses. Et a notre arrivee sur l’autre chantier, il ne reste plus que 2machines tournantes... L’hecatombe ! Juste en passant : une des machine de Sue(JD9660) a litteralement perdu le rabatteur de sa coupe (« il a glisse chef.. ») quand l’autre (JD9860) a egalement des problemes de coupe et de vis de vidange. Une autre (Caseih AFX 8010) a des problemes hydrauliques, et la petite du lot (Case Axial 1680) se decouvre des pannes regulierement. Il etait temps de se ramener par la.
Les machines en chient, bourrent leurs rotors, bloquent leurs coupes, ont des boulons qui se font la malle, la fin de la saison est urgente.
Pour les chauffeurs egalement l’impatience gagne du terrain, surtout pour moi. Le regime sandwichs au midi et quelques fois le soir, quand ce n’est pas des fois ne rien manger pour cause de fatigue commence a me lasser. Les corn flakes au petit dej’ aussi. Nous nous rabbatons donc sur une valeur sure : Red Bull !
Heureusement, les collegues sont sympas, personne ne tombe malade, et les pannes sur nos outils de travail sont tres rares. Sue, la patronne des chantiers adopte cependant quelques strategies un peu etrange, ce qui n’est pas pour me plaire. Qu’importe, la fin est proche !
Le dernier jour, 4 machines sont dans le champs, 2Case, 2 John Deere. Le rythme effrene la veille se poursuit aujourd’hui, on ne peut pas dire que les rendements de cet orge soient miraculeux, quoique... Kevin se charge donc de la derniere journee, avec des reglages effectues la veille qui ont plus pour but de recolter le plus vite possible que de faire attention aux pertes... Hum hum... De toute facon, l’autre machine rouge (7088) dont la capacite moteur est plus faible avance presque aussi vite que nous, l’explication est simple...
La premiere partie du dernier champ est.. comment dire.. ? On a l’impression qu’un coup de vent ratisse 48m de recolte en un claquement de doigts... :
« -Copy Kevin ?
-Ouai.
-Vous avancez a combien la ?
-11hect/heure..
-Ah d’accord.. »
11 hect/heure, chacun... Mais les rendements un peu plus important dans la 2eme partie ralentissent les formules 1 agricoles. 15h30, ca y est ! c’est fini !
« -Copy Timmy ?
-Ouai.
-Bon apparament, ya un autre chantier a finir..
-Putain c’est pas vrai ! »
Et quel chantier ! Le soi-disant ble present dans la parcelle est presque introuvable tant la densite de l’herbe est importante ! Ce sera finalement juste pour nous faire chier puisque nous arretons avec l’autre machine presente vers 20h, l’humidite du grain etant un peu trop haute : 18% au lieu des 12,5 acceptes par la coop... Hum hum..
M’enfin tant mieux ! On remballe tout, prepare la machine pour la route qui nous attend demain et direction le pub ! « Quelques » pintes avec des gaziers bien connus (depuis le temps..) et retour vers la baraque qui nous aura abrite un peu plus d’un mois.
Le lendemain, apres avoir roule avec la batteuse et le tracteur (toujours Bibi dans le Land-Cruiser), retour a Bribree, pour un pot donne par Sue et Bernie afin de remercier les differents protagonistes de leur moisson. Et maintenant, vacances !
Warwick nous a propose de l’accompagner sur la cote, a quelques 200km au sud de Sydney rejoindre sa femme et ses enfants deja present dans une baraque de location depuis 1semaine et demi. Pourquoi pas ! Shaun (le chauffeur de la semi) est egalement de la partie, le voyage aller nous met dans l’ambiance...
La station balneaire dont je ne me rappelle deja plus le nom se situe a une 20aine de bornes de Woolongong (Google Earth..), et le rush de la saison est passe. Le week-end promet d’etre calme. Ou pas car des le premier soir nous faisons la connaissance des voisins, amis de nos patrons depuis une dizaine d’annees, avec qui nous partageons l’apero. Bieres, vins, et autres liquides aidant les ronflements nocturnes.. Nous dormons dans une tente pretee par les parents de Warwick present sur le camping qui jouxte les maisons de locations depuis 3 semaines. Le reveil se fait de bon heure, etant donne la qualite de l’isolation thermique qu’offre toute tente digne de ce nom.
Les journees se succedent par de nombreuses baignades, histoire de decrasser l’incroyable quantite de poussiere accumulee depuis plusieurs semaines. Ayant lesine sur la creme solaire, ou bien ne se rendant pas compte de l’effet radical du soleil australien, le p’tit gars de Pace s’est metamorphose en homard ! Avec bien entendu, l’impecable marque des lunettes sur le visage ainsi que celle des tongs sur les pieds, la classe !
Cela ne l’a pas empeche d’aller s’eclater en ski-nautique, gracieusement invite par les voisins et en compagnie des patrons et de leurs enfants. Je le laisserai donner plus de details a ceux que ca interesse, j’etais quant a moi occupe a autre chose..
Les enfants de Warwick et Kylie n’arretant pas de pigner pour aucune raison mais a longueur de journee, je decide de glander au frais dans la petite maison au pied de la plage. Shaun me rejoint pour y faire sa sieste. Vers 15h, on se motive et bougeons vers une petite peninsule ou se trouve un phare. Un peu plus bas, des pecheurs sont a l’affut du gibier. Et quel gibier ! King Fish, c’est son nom, fait entre 4 et 5kilos suivant les specimens et se peche au vif avec 3hamecons plantes dans celui-ci ! Bon, on s’y met, preparons tout ca, lancons nos lignes et observons les autres gaziers. Ca mord mais pas l’hamecon. Je decide de mettre un peu plus de fond en remontant le bouchon, et la, c’est le drame...
Le poisson repond au piege et commence a faire courber ma canne, je me prepare pour le moment ou il reviendra vers moi pour donner un coup de moulinet, mais pas trop, faut la fatiguer la bestiole. Cependant, le frein de mon moulinet lache et le fil se deroule a vive allure. Pendant que j’essai de mouliner, le fil attrape mon petit doigt gauche et commence a le serrer jusqu’au sang. Dedieu ! J’alerte Shaun present a cote pour qu’il m’envoie le couteau et mettre fin a ce delicat moment. Mais le bougre aquatique est toujours au bout du fil, et j’essai de detendre le tout avec ma main droite, jusqu’a ce que mon collegue, dont le temps de reaction dont il a fait preuve lui ferai gagner le concours du moins stresse, se ramene et donne le coup de lame decisif. Que d’emotions...
Malgre une reparation (sommaire) de ma canne a peche, le poisson ne repond plus a mon appel mais a celui de nombreux autres pecheurs mieux equipes tant en materiel qu’en strategie. Madame s’occupe d’attraper les vifs au bord du rivage, le petit les defait des hamecons et les met dans un seau de flotte, l’aine les embroche sur sa ligne et attend que ca morde pour qu’ensuite le pere s’occupe de ramener la prise. Temps necessaire : 5-6min.
Nous rentrons donc bredouille, ou « broucouille » comme on dit dans le Bouchonnois, pour finalement se refaire un dernier apero en compagnie d’un peu tout le monde connu sur le site. Retour a la realite le lendemain pour aller passer un coup d’aspi dans notre maison d’un mois, et revenir sur Peak Hill dans la soiree.
Nous avons participer cette semaine a ce qu’on pourrai appeler une reunion de Cuma. Sauf qu’ici, il n’y a pas de materiel en commun. Le cotton n’est pas plus developpe que ca dans cette partie du New South Wales, et notre patron ainsi que deux autres farmers s’y sont lances afin d’utiliser leurs terres pendant l’ete. Deux journees d’explications sont au programme pour les personnes interessees, le tout presente par un agronomiste, qui a l’air d’avoir de la bouteille, meme si on ne comprend pas tout.
La 1ere journee sur le terrain est tres enrichissante, la deuxieme dans une salle au-dessus d’un pub l’est beaucoup moins, probleme de comprehension de sujet oblige, ou de langue tout court pour Kevin.
Ce soir c’est French crepes ! Un des derniers repas en compagnie du chef et de sa famille, ainsi que Matt precedemment croise et Shaun qui devrait faire un tour par la.
Mais je n’ai pas parle Yasi, le cyclone qui est passe sur le pays. Je n’en ai pas parle car l’etat du Quennsland a ete le principal concerne et plus precisemment le nord, rien a voir donc avec l’endroit ou l’on se situe. Et comme la plupart d’entre vous chers lecteurs sont tres observateurs sur les renseignements geographiques que j’insere dans ma prose, aucun d’entre vous n’aurai eu de raison de se faire du souci pour nous... ;)
Quoiqu’il soit et quelles que soient les problemes meteos (et tes bas), notre patron devrait nous ammener lundi prochain a l’aeroport de Canberra pour mettre fin a une longue mais nez-en-mois tres agreable periode travail dans le New South Wales. Je ne chercherai pas a enjoliver plus que ca, il n’y a pas de mot pour definir ce que nous avons vecu.
La destination de notre avion : Perth ! Comme precedemment conte, nous rejoignons Dof, pote de France et de Nouvelle Zelande qui s’est temporairement sedentarise, porte-monnaie en famine oblige.
Voila donc 3 semaines de vacances sur la cote Ouest qui se ramenent, aurai-je la motivation d’ecrire un ultime chapitre, ou celle d’attendre d’etre de retour pour vous le raconter... ?
Reponse le 8mars...
A tantot !
Kevin, Ludo.
Ps: Pas plus de photos, prend trop de temps a charger.
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